Un bateau français a quitté les eaux grecques pour Gaza

Le navire de 19 mètres embarque huit personnes, dont Olivier Besancenot et une eurodéputée écologiste.

Un bateau français, le Dignité Al-Karama, appartenant à la flottille pour Gaza, a réussi à quitter les eaux territoriales grecques et fait route vers le territoire palestinien, ont annoncé, mardi, les organisateurs du collectif Un bateau français pour Gaza. Le navire de 19 mètres avec huit personnes à bord, dont l’ex-leader du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot, se trouve dans les eaux internationales, et il est jusqu’à présent le seul navire de la flottille à avoir pu quitter les eaux grecques.

“Le bateau n’était pas répertorié. Il n’était pas au port du Pirée (où étaient les autres bateaux de la flottille), il était dans un autre endroit” et il a pu ainsi tromper la vigilance des gardes-côtes grecs, a déclaré Jean-Claude Lefort, ancien député communiste et porte-parole du collectif. Le Dignité Al-Karama est un bateau de plaisance qui n’avait pas à être répertorié auprès des autorités maritimes grecques, au contraire des autres bateaux de la flottille, dont le but est de briser le blocus exercé par Israël sur Gaza et d’y acheminer de l’aide.

“Protéger les passagers” (Athènes)

“Il a pu faire le plein de carburant et de nourriture. Il s’avance vers Gaza”, a précisé Jean-Claude Lefort. “Nous allons faire une délégation auprès du Quai d’Orsay pour demander une protection”, a poursuivi Jean-Claude Lefort. En fonction de cette rencontre, les passagers du bateau “aviseront” de la suite de leur navigation, a-t-il ajouté. Outre Olivier Besancenot se trouvent sur ce bateau une responsable du syndicat Sud et une eurodéputée écologiste, Nicole Kiil-Nielsen. Le Dignité Al-Karama n’emporte pas d’aide humanitaire.

La Grèce a interdit depuis vendredi à tout bateau de partir vers Gaza, justifiant cette décision par la nécessité de “protéger les passagers” de la flottille pro-palestinienne comprenant une dizaine de bateaux. Israël a menacé à plusieurs reprises d’utiliser la force pour arrêter les bateaux de la flottille.

(www.lepoint.fr / 05.07.2011)

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