Le rapport “L’islam dans la République” de 2000

L’inutilité de ce rapport ou les leçons non retenues :

 Mef “Dans toute religion, le lieu de culte est le lieu du rassemblement des fidèles et de l’exercice des rites. La mosquée joue toutefois un rôle spécifique en Islam. Une mosquée n’est pas une église où l’on délivre des sacrements. C’est à la fois moins -‘n’importe quel site délimité et orienté suffit à un groupe de fidèles même privés d’imam – et plus.

En effet, à côté de l’espace rituel d’adoration et de louange de Dieu, une mosquée assure la fonction de centre culturel (médersa) et social de la communauté, car la dimension du croyant ne s’épuise pas dans la prière mais fait appel au devoir de connaissance et à celui de solidarité. Souvent lieu communautaire de solidarité et de reconstitution, la salle de prière est aussi un lieu éducatif, dispensant dans biens des cas un apprentissage de l’arabe et une initiation théologique“.

Autre exemple (page 75) :

 “Aux yeux du HCI, doivent être ainsi fermement écartés :
toute introduction de repas “halal”, dans la restauration collective, davantage pour des questions de principe qu’en raison des difficultés de gestion des cantines que cela entraînerait ;
tout aménagement systématique des rythmes scolaires, notamment pendant le ramadan. Il convient en effet d’opérer clairement le départ entre une tolérance pour des absences ponctuelles et l’impossibilité d’accepter toute modification systématique des horaires et des temps de présence ;
tout refus de la mixité, et plus généralement tout comportement tendant à remettre en cause l’égalité entre l’homme et la femme. L’intégration dans la société française suppose en effet l’absence de toute discrimination à raison du sexe
tout compromis sur le contenu des programmes ou sur l’assiduité scolaire.
En effet, il n’est pas question d’admettre, serait-ce par la voie d’une mise en cause de la pertinence ou de la légitimité des enseignements professés, telles la biologie ou la philosophie, que le contenu des savoirs soit fonction des situations individuelles des élèves ou des familles. Des comportements visant à contester la fonction pédagogique de l’école sont de nature à justifier légalement, au regard des critères dégagés par la jurisprudence, une sanction disciplinaire.

Ism De telles concessions conduiraient à accorder des avantages spécifiques à tel groupe en fonction de son identité religieuse, en rupture avec le modèle français qui repose sur l’intégration d’individus. Certes, un tel schéma n’interdit pas, comme il a été dit plus haut, de prendre en considération un certain nombre de spécificités. Mais en aucun cas, celles-ci ne doivent conduire à la mise en place d’une école à géométrie variable en fonction des populations qu’elle accueille”.

Ce document (pdf) est intéressant, car même en désaccord sur de nombreux points, on constate depuis sa parution, l’avancée méthodique et inexorable de l’implantation de l’islam en France avec comme principal point d’appui, la faiblesse des responsables politiques français trop souvent empêtrés dans leurs salades eléctorales et peu soucieux du bien commun. Plus encore, il appert surtout que le politique sans religion ne peut donner de réponses cohérentes à une religion qui est aussi un système politique; leur laïcité s’est pris les pieds dans le tapis.

(www.chretiente.info / 16.05.2011)

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